Biographies

Yann Gerdil-Margueron

Patrick Moser


Yann Gerdil-Margueron est né par une belle journée de juin 1974 à Calvingrad. Après avoir tâté des Sciences politiques à l’Université de Genève, parce qu’il voulait faire comme Talleyrand,  avoir un pied bot, une canne à pommeau d’argent et tout et tout, il opte finalement pour la facilité et se laisse tenter par les médias dont il n’est, à ce jour, toujours pas parvenu à se sortir. Il collabore ainsi à plusieurs titres de presse écrite (Le Temps, Info Dimanche, 360°, NZZ am Sonntag, etc) et fait ses premiers pas au Département de l’Information de la Radio Suisse Romande en 2003, où il crée et produit le premier magazine de radio-réalité « Le Feuilleton ».

En marge de cette dépendance aussi flatteuse pour l’ego que stimulante pour l’observation des mœurs de ses contemporains, Yann joue au touche-à-tout et lance, en vrac, différents labels de fringues, s’improvise éditeur de guides sur la Suisse, distille des conseils en communication, se retrouve même enseignant, et écriveur poussif : son premier texte, « C’est injuste ou bien pas » en 2000, manque de se faire éditer à Paris après que Yann n’ait rien trouvé de mieux que de se disputer avec son éditeur… Finalement adapté en monologue à Genève par Patrick Heller, « C’est injuste ou bien pas » dort depuis dans un placard, à moins que ce ne soit à la cave.

Entre-temps, Yann a rencontré le directeur de l’Ecal, l’Ecole cantonale d’art de Lausanne, dont il devient le conseiller pendant deux ans. Et c’est justement Pierre Keller qui lui donnera la révélation alors en lui annonçant, solennel : « La culture, ça finit toujours en saucisse ! ». Yann reprend alors un peu du service, écrit deux nouvelles, qui paraît-il s’apparente aux nanotextes inventés par Patrick Moser. Depuis, plus rien, mais il a promis de s’y remettre à Patrick Moser depuis cette fameuse bouteille de blanc descendue dans la cuisine de ce dernier un matin d’octobre…

Aux dernières nouvelles, Yann Gerdil-Margueron est toujours en exil à Lausanne où il travaille.